Moi et mes fesses #15 : Jamais deux sans trois

This entry is part 15 of 17 in the series Kyste pilonidal

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Me revoilà à vous reparler de mes fesses, dans toute leur splendeur. Pour les petits nouveaux dans la salle, c’est une série d’articles qui date de 2013 et dans laquelle on traite de mes soucis de kyste pilonidal, ou abcès sacro-coccygien. Des mots barbares qui signifient bien souvent que l’on doit se faire opérer pour retirer ces grosseurs souvent bénines mais fortement incommodantes.

Un petit rappel des faits s’impose, si jamais vous ne voulez pas (re)lire mes précédents volumes. Je me suis donc fait opérer d’un premier kyste pilonidal en 2013 et ma plaie n’a pas réussi à cicatriser par la suite. En 2015, j’ai eu une seconde opération, qui a permis de virer deux autres mini kystes, qui pourraient être la cause de ces soucis de cicatrisation. Sauf que… 5 mois de repos forcé en France ne m’ont pas permis de cicatriser complètement et donc, en janvier 2016, j’avais toujours une plaie ouverte, de 1 cm de long sur les 8 cm du départ. Je devais reprendre mes études, donc je suis retournée en Angleterre et j’ai continué mon petit bonhomme de chemin…

En juin dernier, je suis allée voir ma chirurgienne et elle n’était pas contente car la plaie était quasiment ouverte de bout en bout, super sensible, comme on a son habitude. Elle a voulu m’orienter vers un docteur spécialiste en cicatrisation, pour trouver la cause de mon soucis. J’ai cherché à en joindre quelques uns, sur la région toulousaine, mais ces spécialistes s’occupent apparemment uniquement des diabétiques et/ou des personnes âgées. N’étant ni diabétique ni si vieille que ça, on m’a redirigée vers un chirurgien toulousain qui est apparemment spécialiste des kystes pilonidaux, et qui a apparemment eu affaire à de tels cas de retards prolongés de cicatrisation.

Je l’ai rencontré fin septembre et je n’ai pas été emballée par ce premier contact ! C’est un chirurgien des hôpitaux de Toulouse et ma prise en charge était telle que je me suis sentie comme une boite de conserve à l’usine. J’avais déjà les fesses à l’air en compagnie d’une infirmière quand il est venu à ma rencontre… Il n’a pas pu voir grand chose de ma plaie car l’infirmière l’avait trop nettoyée et elle saignait comme pas possible. En 5 minutes maxi, c’était plié : il a juste fait une photo de ma plaie et il voulait me réopérer, me proposant sur le champ ses disponibilités. Surtout, il m’expliquait sa technique (voir plus loin) alors que je voulais savoir pourquoi je ne cicatrisais pas, et pourquoi il pensait que me réouvrir arrangerait les choses. J’ai réussi à lui tirer les vers du nez, alors qu’il lisait ses mails sur son portable ( ! ) : il pense que j’ai un biofilm de bactéries, colonisantes et non infectives, qui est posé sur ma plaie, empêchant sa fermeture. Et donc, en réouvrant et désinfectant bien la zone, cela devrait arranger les choses. Ok, pourquoi pas… mais j’aurais aimé que l’on me propose de faire un prélèvement ou que l’on confirme que mon soucis n’est pas lié à autre chose, histoire de valider cette théorie…

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Cette fois-ci encore, je suis tombée sur un chirurgien qui referme la plaie. Mais pas comme d’habitude. Il fait une sorte d’auto-greffe de peau, relocalisant un morceau du haut de la fesse dans le pli inter-fessier. Il m’a montré quelques photos des derniers patients qu’il a opéré de la sorte et j’en conclue que j’échange donc une cicatrise de 8cm de long contre une de 30cm de long. Une cicatrice qui, si elle venait à s’ouvrir, serait franchement handicapante. Vous comprenez pourquoi je n’étais pas super chaude…

Bref. Je n’étais pas contente après cette visite éclair, malgré la promesse d’être remise sur pieds après 5 jours d’hospitalisation + 25 jours allitée à la maison.

Le seul point positif, c’est quce ce chirurgien me disait que, en théorie, je ne risque rien à retarder l’opération de quelques mois, voire quelques années, tant que je continue à faire attention à ne pas chopper une infection. Parce que, bon, je ne peux pas me faire opérer tout de suite, mon plan, c’était de finir ma thèse (entre fin février et fin juin 2017), puis de partir aux Etats-Unis pour faire quelques années de post-doc histoire de commencer, enfin, à pratiquer mon métier.

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Mais ce n’est pas raisonnable d’attendre des années. Et, soyons honnêtes, ma qualité de vie n’est pas extra, avec cette plaie ouverte. Je ne peux pas me baigner (mer, piscine, baignoire), je ne peux pas faire de vélo / moto, ou monter à cheval. Je ne peux pas courir attraper un bus, ou faire du sport, et donc récupérer mon poids d’antan qui me permettait de me sentir mieux dans mon corps (et donc de sortir plus souvent, de rencontrer des garçons…). Je suis obligée de me doucher juste après être allée aux toilettes, pour limiter les infections et parce que, régulièrement, cela pisse du sang comme pas possible. Je dépense des fortunes en Algostéril (pour l’instant remboursé par la sécu) et en compresses (de ma poche). Et, tant que l’on parle de sous, si je me fais opérer après mon premier poste de post-doc aux USA… je n’aurais plus ni sécurité sociale ni mutuelle française…

Tout cela pour dire que j’ai donc décidé d’accepter cette opération. Je ne suis pas rassurée par ce chirurgien, je ne suis pas même certaine que cette opération arrange les choses, et encore moins qu’elle ne les empire pas, mais je dois tenter ma chance… après avoir fini ma thèse, bien sûr ! Ce qui m’a posé un autre soucis, celui de savoir quand planifier l’opération, vu que je dois soumettre entre fin février et fin juin 2017, selon mon avancement dans la rédaction. Je ne voulais pas que ce soit trop tôt (trop de stress pour finir dans les temps), pas que ce soit trop tard (si je me remets vite de l’opération, j’aimerais vite pouvoir émigrer aux USA).

J’ai finalement choisi la date du 7 avril. Je vous tiendrai au courant…

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Par Cyrielle - rédactrice de Apologie d'une Shopping-Addicte - fan de produits de beauté, de son chat Disney, de thés, de lecture et de séries TV.

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11 réflexions au sujet de « Moi et mes fesses #15 : Jamais deux sans trois »

  1. les chroniques de la blonde

    Hello !
    Toujours fidèle au poste quand il s’agit de parler de tes fesses 😀 ( j’y peux rien, j’suis infirmière, moi les plaies, j’aime ça, enfin surtout quand je vois la cicatrisation !)
    Ecoute, je pense qu’il faut tenter le coup, comme tu dis, une fois au USA, ça sera surement plus compliqué, et la prise en charge des dépenses de santé, n’en parlons pas !
    Je comprends que l’idée qu’on t’enleve un peu de peau d’un endroit, pour la coller ailleurs, c’est pas ce qu’il y a de mieux, mais ca permettra une meilleure cicatrisation, avec ce surplus de peau! La zone étant tellement fragile et tendue, je pense que c’est une bonne chose! Après, ouvrir pour nettoyer, forcément, un prélevement aurait été bien, histoire de confirmer l’hypothèse d’une infection !
    Bon courage à toi, et continue a nous donner des news 🙂

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    1. platinegirl Auteur de l’article

      J’espérais bien que tu me lirais et me répondrais ! Merci ! Oui, mon généraliste était du meme avis, le service est apparemment bon (mais il ne connait pas ce chirurgien-la). Je te tiendrai au courant, fais attention a toi et a bébé !

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  2. Djahann

    Rrrrhoo là là, mais qu’est ce que tu as été embêtée avec tes fesses ! J’espère que cette fois ça sera la bonne et qu’ensuite tu pourras partir sereinement aux USA.

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  3. cleopat

    C’est désespérant de voir comment il est difficile de se faire entendre parfois dans le domaine médical. ET la façon dont le patient est parfois (souvent) traité !
    Au moins il semble te proposer une solution qui pourrait enfin te « délivrer » de ce poids permanent! et de toutes les contraintes et angoisse que tu peux subir.
    Cependant n’y a t il pas une possibilité de faire un prélèvement avant l’intervention ? Ne peux tu te rapprocher du chirurgien qui t a opérée pour lui expliquer le problème, et tes doutes ?
    Bon courage en tout cas. Pour mener de front ta thèse avec tes soucis de santé en toile de fond, tu as une volonté de fer !

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    1. platinegirl Auteur de l’article

      Pour le prélevement, j’en ai parlé a mon généraliste et il ne pense pas que ce soit si évident que cela, car on a des bactéries partout sur nous, et les tests actuels sont plus pour détecter les infections, vu leurs limites de détection…
      (J’évite ma chirurgienne habituelle, elle coute une blinde ! )

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  4. Lalutotale

    Et tu t’es renseignée pour une opération plus « classique » comme celle que j’ai subi pour le même problème que toi ? A savoir juste une réouverture puis des mèches au lieu de refermer ? Je ne comprends pas qu’on ne te l’ait pas encore proposé…C’est quand même beaucoup moins lourd que ce tu vas faire le 7 avril…

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    1. platinegirl Auteur de l’article

      Pour le coup, si mon soucis de cicatrisation est bien d’origine bactérienne, refermer est clairement une bonne solution, car tu limites les risques de colonisation bactérienne, en limitant la surface de la plaie.

      Apres, comme je le disais, je ne suis pas certaine que ce soit bien un soucis bactérien… 🙁

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