Moi & les points noirs, et les filaments de sébum

J’ai envie d’écrire cet article sur les points noirs et les filaments de sébum (ou filaments sébacés) depuis des mois ! Cela me démangeait, mais je ne savais pas par où commencer. Alors, aujourd’hui, même si je ne suis pas plus avancée sur le “comment” de la chose, c’est promis, je me lance – sans parachute ni rien – juste parce qu’on devrait toutes et tous savoir ce que c’est que ces filaments de sébum, et pourquoi il ne faut pas les confondre avec des points noirs. Attention, cet article comporte des photos peu appétissantes… Estomacs sensibles s’abstenir !

Je n’avais pas prévu de faire de cette photo la une de mon article – cela se voit, je ne souris pas !

Alors, les filaments de sébum, c’est quoi ?

Un filament de sébum (ou filament sébacé), c’est tout simplement une accumulation de sébum au niveau des pores. Vu que cela implique le sébum, on en trouve surtout chez les personnes à la peau grasse*, au niveau de la fameuse zone T (front, nez, menton) : les pores dilatés y forment une sorte de puits, où le sébum reste stagnant et durcit légèrement avec le temps. Aussi, de visu, quand on l’extrait, le filament de sébum est blanc-beige et peut avoir plusieurs consistances, en fonction de l’avancée de la solidification sébacée. Au toucher, avant extraction, la peau a un fini granuleux là où elle présente des filaments sébacés (cela peut être localisé ou généralisé). Lors de l’extraction, cela peut faire une sorte de mini serpentin qui peut s’étaler (glamour…), ou une micro-bille plus dure, façon micro-grain de riz (voir photos ci-dessous).

patch anti-point noir utilisé
Voici un patch anti-points noirs utilisé sur mon menton, présentant une vingtaine de filaments de sébum extraits. Vous ne les voyez pas ? Un zoom de celui de mon nez arrive ci-dessous !

Pour comparaison, les points noirs sont dûs à une accumulation de sébum et de cellules mortes dans les pores, avec ou sans micro-particules de pollution. On les dit “noirs” car ils ont eu le temps de s’oxider (ce qui les rend clairement plus foncés avant extraction, comme si on avait fait un point sur la peau avec un stylo bien noir – après extraction, un bout du point noir est clairement noir). On les trouve eux aussi plutôt au niveau de la zone T des peaux grasses, mais ils sont situés en surface de la peau et ont toujours une consistance solide.

*Toutes les peaux grasses ne sont cependant pas affectées par les filaments de sébum. Et des peaux non-grasses peuvent en développer. C’est un phénomène naturel, sur lequel on n’est pas censé pouvoir lutter…

Quelques conseils concernant les filaments sébacés

J’ai longtemps cru avoir la peau criblée de points noirs qui avaient la particularité de ne pas être vraiment noirs. Je voue un culte depuis des années aux patchs anti-points noirs, que j’utilise toutes les semaines pour déloger… ce qui finalement s’avèrent être des filaments de sébum. Je voyais bien que les imperfections de ma peau à tendance acnéique ne ressemblaient pas à des “vrais” points noirs, mais je ne trouvais pas d’autre terme pour désigner ce que j’ai même appelé, à une époque, des micro-kystes (faute de pouvoir les appeler “points blancs”, ça, je sais bien ce que c’est parce que j’en ai de temps en temps).

Bref, après des années, j’ai enfin mis un nom sur mes lésions rétentionnelles, que l’on trouve chez moi sur la zone T, mais aussi au niveau du décolleté, du haut des bras et dans le dos (dans le dos, je ne les vois pas, mais je les sens au toucher). Ces filaments de sébum qui me donnent une envie furieuse d’exfolier ma peau en profondeur plusieurs fois par semaine…

En connaissant maintenant le nom de ces filaments sébacés, et en ayant passé plusieurs heures sur le net à les étudier, je comprends maintenant pourquoi je n’ai pas réussi à m’en débarrasser pour de bon : ce serait impossible ! On peut les extraire ou gommer la peau régulièrement, suivre une routine beauté stricte (et même faire vraiment attention à son hygiène de vie)… les filaments de sébum reviennent toujours.

Voici le résultat quand j’enlève mon patch anti-points noirs au bout de 20 minutes sur mon nez.
Il y a une cinquantaine de filaments de sébum sur cette photo…

Il vaut mieux ne pas les extraire manuellement (pour éviter les infections bactériennes et les cicatrices), et se contenter de traiter sa peau pour réguler sa production de sébum, afin de lutter contre la cause même du problème – sans excès de sébum, pas d’accumulation sébacée, pas de filaments de sébum. Pour cela, vous pouvez utiliser, en plus de soins qui luttent contre la production de sébum (à ne pas confondre avec les matifiants purement visuels), des compléments alimentaires rééquilibrants. Et si, comme moi, vous ne supportez pas le toucher de votre peau granuleuse, vous pouvez en plus utiliser des patchs anti-points noirs chaque semaine, et soit exfolier gentiment votre peau une fois par semaine soit utiliser une lotion peeling aux enzymes AHA au quotidien – on en parle justement la semaine prochaine ! Vous pouvez aussi tester les exfoliants aux BHA, comme l’acide salicylique.

Et vous, vous connaissiez les filaments de sébum ? Vous en avez ?

2 commentaires sur « Moi & les points noirs, et les filaments de sébum »

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