Moi & mes fesses #19 : La fin ?

Près de deux ans après mon dernier article sur le kyste pilonidal, je viens vous reparler de ce sujet fâcheux afin de (je l’espère) clore ce chapitre de ma vie. On termine le chapitre, on ferme le livre, mais cela ne veut pas dire que tout est rose…

On s’était quittés en janvier 2018, soit neuf mois après ma troisième opération, avec toujours un petit trou au niveau du bas de ma cicatrice (vers l’anus, donc), un petit trou qui ne voulait pas se refermer. Le remplaçant de mon chirurgien pensait que cela cicatriserait entièrement d’ici mars 2018 car, vraiment, on parlait de 0,5cm maximum d’ouvert, en surface seulement. Suite à mon RDV, j’ai donc continué de me nettoyer soigneusement, sans rien faire de plus. Patience était le maître-mot.

Fin du flash-back, on est en novembre 2019 et… il y a toujours un minuscule petit trou d’ouvert en bas de ma cicatrice. Je le sais car je le sens, au toucher, en terme de sensibilité, lorsque je prends ma douche. Il a l’air plus petit qu’avant, je dirais que cela ne doit pas faire plus de 0,25cm. Un peu plus de 2,5 ans après ma troisième opération, je ne suis donc toujours pas entièrement cicatrisée, mais cela ne suinte pas, cela ne saigne pas… donc j’ai décidé de continuer à être patiente, de laisser faire, et limite je n’y pense jamais et je n’y prête plus attention. Je suis allée me baigner, je remets des sous-vêtements sexy (y compris des strings)… Bref je fais comme si de rien n’était (si ce n’est que je n’ose pas donner mon sang, vu que normalement je suis – de part ce petit trou – sensible aux infections). La seule différence entre avant ma toute première opération et maintenant, c’est que je me retourne parfois pour voir si je n’ai pas laissé “une trace ou tâche” sur la chaise sur laquelle j’étais assise, lorsque je me lève. Un réflexe que j’ai eu au quotidien entre février 2013 et juin 2017, cela ne s’oublie pas comme ça.

Dans un tout autre domaine, je souhaitais aussi mentionner le fait que, oui, la cicatrice de ma troisième opération “défigure” mes fesses, je les compare gentiment à une œuvre de Picasso, car elles sont physiquement différentes. Mais je m’y suis habituée, je peux toucher ou regarder la cicatrice sans problème. Et, je tiens à le dire, cela ne m’a finalement pas posé de soucis quand j’ai rencontré mon chéri – je l’ai juste prévenu un peu avant le moment fatidique et il n’a pas bronché, et il ne bronche toujours pas. Inutile de dire que cela m’a aidée à reprendre confiance en moi, je ne cache pas mes fesses, mon Picasso !

Comme je vous le disais, ce n’est pas tout rose, mais toute cette histoire, je n’y pense plus trop, cela me semble derrière moi (lol). Cependant, vous êtes encore très nombreuses et nombreux à venir ici tous les jours consulter les (maintenant) 19 chapitres de mon histoire de kyste pilonidal. J’ai donc créé cette page pour vous aider à vous y retrouver. N’hésitez pas à me contacter, ici ou en privé (mail, réseaux sociaux, qu’importe). Ce blog est fait pour ça, à la base : vous aider… même si je ne pensais pas que ce serait de cette manière, quand je l’ai ouvert en 2010 !

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