En début d’année, je vous parlais de mes premiers mois avec Roaccutane. Pour rappel, c’était ma seconde cure, à l’âge de 37 ans. Je vous avais laissé après 11 semaines avec : la peau du visage super lisse (super ! ), le cuir chevelu moins gras (super !), des lèvres sèches (bouh !) et la peau de mes jambes et de mes bras qui avait tendance à gratter (bouh !). Que s’est-il passé depuis ? Comment est ma peau après 1 an de Roaccutane ?

Semaine 12 : la peau de mon dos et de mon torse a commencé à être (très légèrement) plus douce au toucher. Mais elle avait encore pas mal de texture. En plus de 3 gros boutons et d’une relative sécheresse.
On a entamé le quatrième mois (treizième semaine) avec un dosage à 60 mg par jour au lieu de 40 mg. Pas de changements pendant 2,5 semaines, date à laquelle… j’ai ressenti des ballonnements de fou, tous les jours de 18h à 22h environ. C’était plutôt handicapant : je ne pouvais pas sortir, je ne pouvais rien faire, j’avais juste mal et rien n’aidait vraiment. Y compris les poses de yoga “qui font péter” !
J’ai mis 3 jours à établir le lien entre Roaccutane et mes ballonnements. Et j’ai alors vite fait le lien avec le retour de la créatine et de la protéine en poudre dans ma routine quotidienne (j’avais dû arrêter pendant 1 mois car je n’en avais plus en stock…). Je m’hydratais bien, pourtant, mais mon système digestif n’était pas d’accord. J’ai direct arrêté les protéines et cela allait bien mieux.
En parallèle, la peau de mon visage était bien sèche : si je ne faisais pas gaffe (= si je ne mettais pas bien mes soins matin et soir), elle faisait des sortes de petites plaques qui se décollaient (un peu comme des pellicules de psoriasis). J’appliquais de l’Aquaphor direct dessus et cela allait mieux.
Mais, le pire, c’était mes lèvres – elles étaient plus sèches que jamais, même si j’appliquais du baume à longueur de journée. J’avais même des sortes de crevasses au coin des lèvres, qui saignaient de temps en temps et mettaient une plombe à se soigner car elles se rouvraient dès que j’ouvrais la bouche.
Au passage, avec le long hiver canadien et le système de chauffage local (de l’air chaud est soufflé dans les pièces), mes narines étaient sèches, elles aussi, et saignaient légèrement (pas de “nez qui coule du sang”, juste des croûtes de sang sans arrêt dans les 2 narines et, si vous n’avez pas connu ça avant, sachez que cela fait des sortes de plaques pointues qui piquent l’intérieur du nez). Ce n’est pas parti avant juillet, malgré l’utilisation d’Aquaphor à l’intérieur-même de mes narines !
Vu qu’il me fallait continuer à prendre des protéines, on a décidé avec mon docteur de repasser à 40 mg par jour dès le mois suivant (mars). L’idée était alors de continuer sur ce dosage jusqu’à ce que j’atteigne ma dose cumulative recommandée de Roaccutane, qui coïncide généralement à “2 mois consécutifs sans un seul bouton” pour moins de risques de récidives d’acné. Par contre, en diminuant la dose quotidienne, on augmente la durée du traitement – je suis passée de 1 an de Roaccutane à 1,5 an environ de traitement…
A 40 mg/jour, il n’y avait plus de problème entre Roaccutane et ma prise de protéines/créatine. J’ai continué à avoir quelques petits boutons chaque mois et ce sont les seuls changements esthétiques que j’ai vécus. Ma peau est lisse sur le visage et un peu améliorée sur le torse, le dos et les bras… Mon cuir chevelu est toujours super sec, pour mon plus grand plaisir.
Par contre, depuis juillet, je sens sous la peau de mon torse plein de petits boutons en devenir. C’est très bizarre, on dirait des points blancs qui restent dessous, sans sortir (sauf un de temps en temps, par-ci par-là). Il est presque possible de les presser pour les vider (oui, j’ai testé !).
Par contre (bis), j’ai eu un effet secondaire très bizarre cet été. De mai à septembre inclus, avec les températures locales (au moins 25°C), j’ai eu des sueurs de fou dès que je faisais un peu d’exercice : soit à la salle de gym, soit juste en marchant à vive allure. Mon cuir chevelu était constamment mouillé comme si je sortais de la douche, j’avais constamment des gouttes qui tombaient sur mes vêtements en marchant… Ce n’est qu’en septembre que j’ai compris que ce n’était pas normal et que ce n’était pas dû à l’humidité locale : je suais encore bizarrement (mais moins) en marchant à 4km/h alors qu’il faisait 9°C et que j’étais en t-shirt ! Cela semble commun comme effet secondaire mais bizarrement ce n’était pas listé dans les prospectus de mon médicament…
Par contre, et là c’est plus embêtant… vous vous rappelez ma grosse cicatrice aux fesses qui a mis des années à se refermer ? Et bin… elle aime pas Roaccutane et a tendance à être fragilisée par ce médicament donc cela a ouvert un peu la cicatrice (un tout petit peu) : je l’ai fait vérifier par mon docteur et il m’a prescrit de l’algostéril pour l’aider à se refermer… il y a 4 mois. Au début, elle me faisait mal en marchant mais maintenant c’est juste la station prolongée sur une chaise qui lui déplait. Même avec des coussins pour apaiser la tension sur les fesses. Donc je prends mon temps en patience et je travaille parfois sur le canapé ou debout devant mon bureau, avec l’ordinateur surélevé. Honnêtement, j’aurais aimé savoir que c’était une possibilité, j’aurais peut-être pas commencé le traitement ou j’aurais appliqué plein de produits sur la cicatrice pour la garder bien hydratée et nourrie et donc moins fragile…
Sinon, rien de plus à déclarer après 1 an de Roaccutane. C’est déjà suffisant, non ?
En parallèle, je n’ai quasiment pas changé ma routine beauté. J’utilise quasiment toujours les mêmes produits que ceux que je vous avais montrés en février. A l’exception des baumes à lèvres (je les fais tourner, j’en ai 1 sur mon bureau, 1 sur ma table de chevet, 1 dans la salle de bain et 1 dans mon sac… et ils se vident vite) et du sérum SVR car il est fini et que je n’ai pas souhaité le racheter.
Oh, et je fais attention en m’épilant (cire froide sur les jambes, cire chaude aux aisselles ou au niveau du bikini). J’essaie d’espacer son utilisation, mais en vrai je n’ai pas eu de problème…
Voili voilou, on se retrouve d’ici environ 6 mois pour le grand final (j’espère) ?
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