Moi & le futur : Bilan 2025 et perspectives 2026

Chaque année, je partage mes résolutions sur le blog. Mais, cette année, elles sont préfacées d’une réflexion politico-sociologique. Ooops !

canard de bain philosophique

Voici enfin mon bilan 2025 et mes résolutions 2026, cet article que je me promets de vous écrire depuis quelques semaines. Je vais être honnête, j’arrive un peu à reculons pour l’écrire. Même si, cela y est, je suis enfin inspirée… Enfin, disons que j’ai trouvé la raison de mon “blocage” et que je souhaite vous en parler. Mais c’est un peu compliqué. Bref, laissez-moi vous expliquer.

canard de bain philosophique

Je vous disais récemment que ce n’était pas “normal” pour moi d’attendre si longtemps avant de coucher mes résolutions sur le papier (même si c’était déjà le cas l’an dernier !). C’est pourtant un exercice que j’adore faire chaque année. Je suis une femme qui a toujours vécu dans le futur : j’adore planifier, prévoir, organiser, faire une to-do list… Et l’écrire (et la publier sur le net), cela m’aide à tenir le cap. Et à voir le chemin parcouru une fois l’année passée. Jusqu’à présent, cela a toujours marché. D’ailleurs, même le 1er janvier de cette année, j’ai lu ma liste et constaté mon évolution, avec plaisir (même si je n’ai pas tout réalisé). Mais écrire ma liste de résolutions 2026, c’est là que cela bloquait.

Je pourrais vous dire qu’en 2026, je compte me lever tous les jours à 5h30 du matin, même le week-end, pour aller à la salle de sport avant de commencer ma journée… Mais, STOP, n’importe qui me connaissant ne serait-ce qu’un peu est déjà en train d’éclater de rire à cette idée. J’adore dormir, et je ne suis pas du tout du matin. Je préfère largement commencer une tâche de 4h à minuit (et donc me coucher à 4h) que me lever à 5h pour réaliser cette tâche avant de commencer ma journée de travail à 9h. Même mon “moi rêvé” ne met pas son réveil plus tôt pour “plus profiter de sa journée”. Même celle qui a une liste de choses à faire longue comme le bras, et jamais le temps pour y consacrer pleinement.

En fait, je pense que c’est ça, ce qui me dérange cette année dans l’écriture de cet article sur mon blog. Les résolutions de début d’année, j’ai beau adorer ça pour leur côté motivant… J’ai aussi conscience qu’elles sont performatives pour beaucoup (qui les a déjà laissées tomber, maintenant qu’on est en février ?), et j’ai surtout l’impression qu’on cherche, encore et encore, à nous pousser à “plus de productivité”. C’est comme si on sous-entendait “Si tu ne fais pas quelque chose après le travail, si tu te reposes juste, c’est que tu as raté ta soirée.” Et cela ne me plait pas.

Cela me fait penser, en quelque sorte, au fait que le domaine du développement personnel… qui n’est peut-être pas si “personnel” que ça. Dans ce domaine, cela a tendance à m’énerver d’entendre ce sous-entendu que l’on n’est jamais assez bien, qu’on DOIT toujours changer. Si j’ai conscience qu’en tant qu’êtres humains, on est loin d’être parfaits et qu’on peut toujours faire mieux, cela me gêne de plus en plus de savoir que notre société capitaliste et patriarcale (l’un ne va pas sans l’autre, chez les dominants) nous pousse, NOUS, à faire plus et mieux, toujours, alors que notre système a encore tant à améliorer de son côté pour le collectif… et n’avance sur rien/recule sur tout. J’irai presque jusqu’à dire qu’il est très possible qu’on nous pousse à pratiquer le développement personnel et à suivre nos bonnes résolutions pour nous donner l’impression que les choses s’arrangent. Voire même pour voler à la fois notre temps et notre énergie afin qu’on ne s’aperçoive pas que c’est à notre société de se développer, et dans le bon chemin s’il vous plaît. Ce serait balot qu’on ait tous cette réalisation, qu’on arrête de s’occuper uniquement de nous, et qu’on œuvre pour la communauté en forçant enfin le système à penser collectif, hein…

Bref, c’est ma réflexion psycho-politico-sociologique du jour. Des thèmes qui ne me sont pas très familiers, mais je me devais de coucher cela sur le clavier avant de pouvoir, enfin, partager avec vous des bribes de 2025 et mes potentielles perspectives pour 2026. Oui, je sais, c’est assez paradoxal de jouer le jeu du capitalisme après avoir écrit cette diatribe. Mais que voulez-vous, je suis humaine après tout ! Et clairement pas faite pour les billets humeur décousus !

Rapide résumé de 2025 : Une année qui est passée vite, et dont je célèbre surtout les voyages ainsi que le temps passé avec mon chéri. Si on pense “collectif”, je suis contente de pouvoir créer du lien avec la communauté locale (en organisant des rencontres francophones et en participant à un club de lecture + quelques autres activités sociales), de rendre service aux voisins en gardant leurs animaux (je suis payée, mais vraiment pas grand-chose… surtout vu que je verse la moitié aux associations locales) et d’aider les chats errants de Toronto à être adoptés (je poste bénévolement, cinq jours par semaine, des posts sur le compte Instagram d’une association).

Ai-je réalisé mes résolutions 2025 ? Oui et non. J’ai “continué” et j’ai suivi une “routine” (les 2 grands thèmes de l’an dernier)… mais pas parfaitement, loin de là ! Je ne vais regarder que le positif : je suis allée faire du sport quasiment 2 fois par semaine quasiment toute l’année, j’ai beaucoup lu, j’ai continué à socialiser et économiser des sous, j’ai conservé ma streak sur Duolingo et quelques autres applications.

Et pour 2026 ? J’aimerais bien me lâcher la grappe car, je vous avoue, je suis encore claquée après le mois de décembre que j’ai enduré (une masse hyper intense de travail et de stress). On a beau être en février, j’accuse encore le coup : il me manque plein d’heures de sommeil à rattraper (je sais que, techniquement, on ne les rattrape jamais, mais je vous ai dit adorer dormir ! ) et je stresse d’avance de savoir que l’intensité au boulot sera à son maximum de mars à juin, inclus… et qu’il va très certainement me falloir trouver un nouveau boulot d’ici cet été. Cela me fatigue d’avance, pour être honnête.

Mais… je ne peux pas m’empêcher de voir ma très longue to-do list à côté de moi. Une liste de choses que je veux faire “pour moi”. Pas parce que la société me dit que c’est bien d’être mieux. Alors voici mon idée :

J’aimerais réaliser ma résolution de l’an dernier concernant la routine de nuit. Prendre plus soin de moi le soir, autant niveau physique (crèmes, LEDs, massages, etc.) que mental (ne plus scroller juste avant de dormir pour m’apercevoir 45min plus tard que j’ai raté l’heure du coucher). Histoire de bien recharger mes batteries.

Peut-être que cela me permettra d’arriver à trouver l’énergie pour réaliser quelques-unes des tâches qui m’attendent sagement sur ma liste… si tant est que je trouve du temps libre. Et je le répète, c’est des choses que je veux faire pour moi ou la communauté, pas “gagner telle compétence pour être plus productive au travail”.

Voilà, c’est tout. Oui, je me force à ne pas faire une longue liste cette année ! Et j’espère que, de votre côté, si vous faites des résolutions, elles sont pour vous. Pas pour faire plaisir à la société, pas pour devenir un “moi rêvé” qui n’a rien à voir avec votre vrai “vous”. J’ai même envie de vous dire : décidez juste d’apprendre une langue ou un art (et pas pour améliorer votre employabilité), d’avoir un rendez-vous galant avec vous-même une fois par mois, de rejoindre une cause qui vous tient à cœur, etc. Il est fort possible que ces résolutions plus personnelles, moins formatées par les désirs de notre système, aient plus de chances d’être suivies. Suivez votre cœur.

Vous avez aimé cet article ? N’hésitez pas à le commenter, le partager ou même à cliquer sur la petite étoile ci-dessous. Merci à vous !

Auteur/autrice : platinegirl

Cyrielle alias platinegirl. 35 ans. Toulousaine à Toronto, j'ai aussi vécu en Angleterre et à Strasbourg. Doccteur en sciences devenue rédactrice professionnelle... et shopping-addicte en rédemption !

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.