Moi et l’anxiété, partie 2 : Mon histoire et mes symptômes

canard de bain licorne

Hier, je vous ai avoué que je souffre actuellement de troubles de l’anxiété. Je vous en ai listé quelques raisons, ces éléments déclencheurs, sources de stress. Mais voici comment tout a commencé.

Cela a commencé début juillet, de manière insidieuse. Je me levais le matin, je préparais mon petit-déjeuner, et tous les deux / trois jours, je n’étais pas capable de le finir car j’avais la nausée. J’ai pas cherché à comprendre, me contentant de débarrasser la table et de passer à autre chose, croyant que c’était dû à mon changement de rythme alimentaire.

Peu à peu, mes nausées sont allées crescendo en fréquence et en intensité, et vu que je suis émétophobe (phobique de vomir), cela s’accompagnait d’un coeur qui bat à cent à l’heure, de sueurs froides, de larmes et de l’envie irrépressible d’ouvrir les fenêtres, voire d’aller faire un tour dehors, chassant les Pokemons pendant une heure ou deux…

J’ai mis quelques semaines avant de comprendre que mes nausées n’étaient pas normales, qu’elles n’étaient pas liées à mon alimentation, mais à mon état mental. Le matin, je me réveillais, je prenais peur d’être encore une fois malade, et me voilà à courir aux toilettes. Un autre matin, je me forçais à ne pas penser à la nourriture, mon esprit divagait vers mon programme de la journée et voilà que je me sentais mal, encore une fois.

Il m’arrivait de combattre l’envie de vomir en chantonnant, en méditant, en respirant… Il m’est arrivé à de nombreuses reprises d’avoir aussi la nausée en cours de journée, lors du repas de midi ou du soir, ou même la nuit ou dans l’après-midi, au laboratoire ou en regardant une série un peu angoissante. En général, c’est le matin car, en plus de ça, je me réveille super tôt sans le vouloir, comme si j’avais une alarme interne réglée à 6h50, en semaine ou même le week-end, même si je me suis couchée à 3h du matin la veille. Et comme il est tôt, que je n’ai pas assez dormi et que je ne suis pas du matin, mon subsconscient prend le dessus sur ma raison…

Le stress de mes études, le stress de mon futur, le stress de ma santé, le stress de mon budget… je n’y pense pas consciemment, mais c’est toujours là, dans un coin de ma tête. La culpabilité de ne pas faire plus, la frustration que cela n’avance pas plus vite, je vis avec depuis si longtemps, inconsciemment, que cela n’affecte pas vraiment mon humeur, mais clairement mon subconscient n’en peut plus et tire la sonnette d’alarme.

Je suis allée voir un docteur, par acquis de conscience, et on a fait des tests sanguins, des palpations d’estomac, un checking de ma plaie pour vérifier que ces nausées ne sont pas dûes à autre chose. Et j’ai rempli un test sur l’anxiété et mes résultats ont été sans appel (14 points sur 21). Apparemment, la moitié des étudiants en thèse entrent en phase de dépression ou d’anxiété lors de leurs études.

A ma fac, ils ont l’habitude de gérer cela, donc j’ai suivi les indications du docteur et j’essaie d’améliorer mon état mental au quotidien. Comment ? Je vous en dirai plus demain !

PS : la bonne nouvelle dans tout cela, c’est que je mange bien moins et que je me dépense bien plus… bref, j’ai perdu 7 kilos en un mois sans rien faire ! LOL

 

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Auteur : platinegirl

Cyrielle alias platinegirl. 28 ans, bac +7 en biosciences. Ex-toulousaine, à Exeter (UK) pour sa thèse.

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