Moi & mes fesses #18 : Toujours en voie de cicatrisation ?

duck bath

D’ici un mois, on fêtera le cinquième anniversaire de ma toute première opération du kyste pilonidal. J’en ai subie deux autres depuis, je vous laisse rattraper tout cela dans les archives du blog si vous le souhaitez, profitons juste de ce début d’année pour voir comment cela se porte, du côté de mes fesses !

On s’était quittés en mai dernier, après que mon infirmière ait constaté qu’un demi-centimètre s’était rouvert en bas de ma plaie qui était alors pleinement cicatrisée depuis quelques jours à peine.

J’ai pris RDV chez le chirurgien et, lors de la consultation, il m’a dit que cela se rouvrait dans 10% des cas. Il n’était donc pas inquiet, mais il était surtout super pressé – c’est vraiment l’usine ces plateaux de consultations en hopitaux publics. J’ai essayé de le pousser un peu pour en savoir plus, demandant au bout de combien de temps cela se recicatrisait généralement et à partir de quand il me faudrait m’inquiéter de ce délai. Il m’a dit de revenir d’ici un mois, début mi-juin donc, mais je devais repartir pour l’Angleterre donc on a plutôt décidé que, si jamais ce n’était pas cicatrisé d’ici-là, je lui enverrai une photo par mail pour qu’il juge de la situation.

Début juin, juste avant de partir, je suis passée chez mon généraliste et il a trouvé que cela suintait un peu. J’ai donc montré ma cicatrice à l’infirmière du labo d’analyses qui a fait une prélèvement et, quelques jours plus tard, j’avais un diagnostic d’infection par une bactérie plutôt bénine (je ne me rappelle plus laquelle). Ma mère m’a envoyé les antibiotiques en Angleterre où je me suis soignée et, lors de mon voyage en Pologne avec elle, on s’est “amusée” à prendre mon c*l en photo sous toutes les coutures, pour mon chirurgien. Je n’ai jamais eu de réponse à mon email…

En parallèle, je m’étais penchée sur les techniques naturelles pour stimuler mon immunité et mon métabolisme de réparation/cicatrisation. J’ai appris plein de choses sur les forums spécialisés dans le kyste pilonidal : que je pouvais appliquer du miel de thym à même la plaie pour virer les bactéries, que je pouvais augmenter grandement mes apports en proteines pour stimuler mon métabolisme, que je pouvais faire des cures de vitamine C, magnésium, gelée royale… J’ai décidé de faire la totale – et bam 200 euros de moins en parapharmacie ! Pour ce qui est des protéines, j’ai étudié de près les apports recommandés pour les patients après opération, et comment je pourrais les suivre sans manger 12 oeufs par jour. J’ai été jusqu’à changer complètement mes habitudes alimentaires, intégrant même des liquides hyper-protéinés à mon alimentation… jusqu’à ce que je tombe malade et ne puisse plus avaler grand chose (cf mes troubles de l’anxiété).

Les mois ont passé, et ma cicatrice ne se referme toujours pas. Ce n’est pas énorme, cela ne fait pas mal, mais c’est un risque d’infection – surtout vu la localisation. En rentrant en France début novembre, j’ai pris le premier RDV disponible pour mon chirurgien : sauf qu’il était en déplacement d’un an à Montpellier et que son remplacant n’était dispo qu’un mois plus tard.

Je suis quand même allée (je ne compte plus le nombre de personnes qui ont vu mes fesses ces dernières années…) et, si j’ai bien aimé comment cela s’est passé (on ne m’a, pour une fois, pas demandée de m’allonger cul nu sur la table en attendant que le chirurgien arrive ! ), je ne sais pas trop quoi en penser. Cela faisait plus de 7 mois que ma plaie était ouverte et le chirurgien ne s’en est pas du tout inquiété. Il m’a dit que cela arrivait que cela se rouvre à cause de la fragilité de la nouvelle peau, et que cela devait refuser de cicatriser à cause des bactéries dans le coin, que le corps refuse d’enfermer dedans… et qu’il fallait donc laisser le temps au temps… Il a dit, et je le comprends, que cela ne servirait à rien de réouvrir, plus de risques que de bénéfices. Je l’ai pressé pour savoir quand est-ce que je devrais m’inquiéter (encore une fois) et il m’a dit d’ici 3-4 mois.

J’étais soulagée, dans un sens, de ne pas devoir me faire réopérer (un chirurgien qui ne veut pas jouer avec le bistouri, c’est rare en plus ! ), et qu’il trouvait que ce n’était pas inquiétant. Mais j’avoue qu’une partie de moi s’attend à une infection plus grave. Et si cela ne me gène toujours pas de ne pas pouvoir faire de vélo ou du cheval, j’avoue que cela commence à me peser de ne pas pouvoir, sans risques, aller à la piscine (infection…) ou à la mer (infection, sable).

Bref, voilà où j’en suis actuellement. Je ne suis pas stressée, je vis ma vie comme elle vient… c’est jusque que cela fait 5 ans, quoi…

 

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